Histoires de justice
CAN 2025 : Maroc–Sénégal, le TAS va trancher — que peut décider l'arbitrage sportif ?
🗓️ 10 octobre 2026
Article en préparation — récit rédigé à partir d’informations de presse, en attente de relecture juridique avant toute publication définitive.
L’histoire
Le 8 octobre 2026, à Lausanne, s’est tenue à huis clos l’audience du Tribunal arbitral du sport (TAS) dans le litige opposant le Maroc au Sénégal autour de la CAN 2025. Les deux fédérations ont été entendues. À l’issue de l’audience, l’affaire a été mise en délibéré : les arbitres se sont retirés pour statuer, et aucun verdict n’a encore été rendu.
D’après la presse sportive, la décision serait attendue entre le 18 et le 22 octobre 2026. Le directeur général du TAS, Matthieu Reeb, aurait pour sa part indiqué vouloir rendre la décision « dans les plus brefs délais ». Les deux fédérations auraient invoqué devant les arbitres le « droit du sport » — l’idée que le football international obéit à ses propres règles, distinctes des droits nationaux.
Point de vigilance important : en attendant le verdict, des rumeurs circulent déjà sur les réseaux sociaux. À ce stade, aucun communiqué officiel du TAS n’a annoncé de décision. Tout « résultat » qui circulerait avant le verdict officiel est à considérer avec la plus grande prudence.
Ce que ça enseigne sur le droit
Le TAS n’est ni un tribunal marocain, ni un tribunal sénégalais : c’est une juridiction arbitrale internationale, basée en Suisse, à laquelle les fédérations sportives soumettent volontairement leurs litiges. Ses sentences sont définitives et exécutoires — il n’existe pas d’« appel » au sens classique, même si un recours très encadré reste possible devant le Tribunal fédéral suisse.
Cette affaire illustre trois notions juridiques utiles au-delà du sport :
- Le délibéré : après l’audience, les juges (ou arbitres) se retirent pour décider. Pendant cette période, aucune partie ne peut plus plaider — le sort de l’affaire est scellé entre les mains des arbitres.
- Le huis clos : l’audience s’est tenue sans public ni presse, ce qui est fréquent en arbitrage pour protéger la confidentialité des échanges.
- La force des règlements sportifs : les fédérations acceptent par avance les règles du jeu — y compris juridictionnelles — en s’affiliant. C’est le même principe que lorsqu’on signe un contrat : on accepte aussi le mode de règlement des litiges qu’il prévoit.
Et sur KAN3REF ?
Aucune fiche du site ne couvre encore l’arbitrage et le droit du sport — ce sujet fera l’objet d’une fiche pratique dédiée. En attendant, la leçon est simple : même dans le sport, les conflits se règlent selon des règles écrites, devant des juges indépendants, et la patience du délibéré fait partie du procès équitable.
Sources
- Ivoirexpress, « CAN 2025 : le TAS donne son verdict dans l’affaire Maroc–Sénégal » — https://ivoirexpress.ci/2026/10/10/can-2025-le-tas-donne-son-verdict-dans-laffaire-maroc-senegal/
- Credo Christi, « CAN 2025 : Sénégal–Maroc suspendus au verdict du TAS » — https://credochristi.com/a-la-une/can-2025-senegal-maroc-suspendus-au-verdict-du-tas/
- Elbotola, déclaration du DG du TAS Matthieu Reeb (08/10/2026) — https://m.elbotola.com/fr/article/2026-10-08-11-30-573.html